DES GLAÇONS SUR LE REBORD DE VOTRE TOIT …

La saison du gel, de la glace et de la neige s’annonce doucement. Si cet hiver, en levant la tête vous apercevez un gros morceau de glace sur le bord inférieur de votre toit, votre travail médico-légal sera fait: c’est une barrière de glace! Et malgré l’image romantique des stalactites qui pendent des toits lors d’un bel hiver canadien, ils indiquent un problème. Un toit bien conçu ne devrait pas créer de glaçons, seulement de beaux tas de neige bien moelleuse. Vous avez déjà repéré ces intrus au bord de votre toit? Il faut y remédier, lisez ce qui suit! Sinon, informez-vous maintenant pour savoir comment réagir le moment venu.

Barrière de glace: quel est le problème?

Lorsque la neige sur le toit fond, l’eau créée ruisselle alors jusqu’à rencontrer la partie basse du toit non chauffée, puis elle gèle. Le morceau de glace qui se forme est ce qu’on appelle un glaçon, ou barrière de glace. C’est bien beau, mais problématique: l’eau pénètre probablement sous les bardeaux, causant des dommages aux murs et structures du toit.

À l’intérieur de la maison, des taches d’eau sont aussi un signe indiquant qu’il y a eu une infiltration. De la moisissure peut se former sur les cloisons sèches, à la jonction mur – toit. L’intérieur des armoires de cuisine peut aussi bien être un signe révélateur. Pourquoi? Puisque l’air dans les cuisines est souvent plus humide, et les armoires fermées, permettant ainsi peu de mouvement d’air, de la condensation peut se former derrière les caissons plus aisément. Que vous ayez identifié ou non un problème d’accumulation de glace à l’extérieur, tous ces signes indiquent que vous avez un problème de pont thermique.

Premièrement, les causes

  • Ponts thermiques: plusieurs maisons anciennes ont une isolation insuffisante, en particulier au niveau des jonctions entre le toit et les murs. Le problème est plus notable avec les toits à faible pente et de courts surplombs. La chaleur qui passe au travers les éléments de charpente réchauffe le toit et fait fondre la neige ; l’eau ruisselle vers le bas, sous la neige, jusqu’au surplomb non chauffé par la maison, puis regèle.
  • Fuites d’air: les fuites au travers des plafonds est un autre problème commun, compte tenu du fait que beaucoup de chaleur est transportée par voie aérienne. Cela réchauffe le grenier et fait fondre la neige au toit.
  • Équipement de ventilation: les fours, les conduits et la climatisation sont choses rares dans les greniers des nouvelles constructions. Si c’est votre cas, l’emplacement est susceptible de contribuer à la formation de barrages de glace. De plus, un équipement de traitement d’air situé dans un lieu tantôt le plus froid, tantôt le plus chaud de la maison en fonction de la saison, augmentera probablement vos coûts d’exploitation de 25%.
  • Puits de lumière: ils ne sont pas tant un problème par la chaleur qu’ils génèrent, mais plutôt du fait qu’ils sont vraiment très difficiles à sceller durablement. L’air qui s’y infiltre passe par les ampoules, se réchauffant à leur contact: le problème est amplifié!
  • Neige: le concept peut être difficile à saisir, mais la neige possède une valeur isolante R entre 1 et 2, selon la densité. Lorsque la quantité de neige sur le toit est importante, cette couche isole le grenier. L’air dans le grenier se réchauffe ainsi et fait fondre la neige sur le toit juste au-dessus. Aussi, la glace ne se forme pas directement à la surface du toit: l’eau est absorbée dans la couche de neige, la transformant en glace. Il est alors facile pour l’eau de ruisseler jusqu’au point le plus froid du toit, et de se transformer en glaçon.
  • Soleil et vent : le vent va souffler la neige présente sur le toit, surtout au niveau de la crête, laissant les matériaux de revêtements exposés au soleil. En se réchauffant, ces derniers feront fondre la neige restante.
@ Ecohabitation

Solutions

Comme certaines causes sont inévitables (telles que la présence de neige, le soleil et le vent), la solution infaillible pour prévenir les barrières de glace est de poser une membrane imperméable sous le revêtement de toit, qui recouvre également le débord inférieur de la toiture. Cette membrane permettra à l’eau qui pénètre sous les bardeaux de se drainer naturellement vers l’extérieur.

Une surface métallique sur la partie inférieure de la toiture est une autre pratique qui permet à la glace qui se forme de glisser aisément. Cela fonctionne bien, mais attention à l’aspect sécurité! La neige ne doit pas tomber sur une zone où les gens circulent.

Recouvrir entièrement une toiture avec une membrane imperméable est une pratique qui est devenue de plus en plus populaire au cours des 15 dernières années. Cela permet de résoudre les problèmes de glaçons, mais nécessite un investissement monétaire important, montant qui serait mieux investit sur la réduction des pertes de chaleur, via une meilleure étanchéité à l’air ainsi qu’une isolation supplémentaire.

Les ponts thermiques peuvent être évités dans les nouvelles constructions si le toit est assez large pour permettre une isolation adéquate et une bonne ventilation. Les fermes de toit hautes peuvent rehausser la couche supérieure du toit et créer plus d’espace pour une bonne isolation.

Câble chauffant pour faire fondre les glaçons @ Electricadom

Pour les maisons existantes où l’espace sur le sommet des murs est limité, remplacer l’isolant existant qui possède une faible valeur R par un matériau plus performant, comme de la mousse de polyuréthane, peut faire une grosse différence. Une bande d’un pied ou deux le long du périmètre devrait suffir!

Les isolants fibreux tels que la laine de verre ou de roche tournent autour de R3-4 par pouce. L’uréthane giclée s’appproche plutôt de R6 par pouce. Le coût écologique qui vient avec la mousse de polyuréthane nous empêche de la recommander, sauf dans des cas particuliers comme celui-ci!

D’autres solutions pour éliminer les fuites d’air et la perte de chaleur

  • Nouvelles constructions: exigez des puits de lumières hermétiques durablement.
  • Bâtiments existants: construisez une boite en gypse sur les puits de lumière (par le dessus). On recommande les cloisons en plâtre car elles sont étanchent une fois scellées, mais aussi parce que la lumière qui s’accumule peut entrainer une surchauffe, et le gypse est très résistant au feu.
  • Changer les ampoules incandescentes et halogènes pour des ampoules DEL. Elles génèrent moins de chaleur.
  • La fonte due au soleil est inévitable: inclure une membrane imperméable à l’eau sous les bardeaux de toit aux rebords inférieurs de la toiture n’empêchera pas la formation de glaçons, mais limitera les dégâts.
  • Déplacer tout équipement de ventilation hors du grenier.

Il y a beaucoup à comprendre des comportements du gel, de la neige et de la glace au toit. Juste pour le plaisir, jetez un coup d’œil aux bâtiments qui vous entourent pendant l’hiver, et notez les différences. L’un des meilleurs moments pour le légiste de bâtiments amateur est à l’automne, alors qu’il n’y a pas encore de neige sur les toits et que du givre se forme le matin. Si vous comprenez l’exemple qui suit, vous ne l’oublierez jamais!

Une école nouvellement construite à Wakefield, en Outaouais, avait clairement une isolation inégale et de grosses pertes de chaleur. On identifie le problème sur la première photo: sur la partie droite de la toiture, des lignes de gel sont visibles là où se trouvent les fermes de toit, et sur la partie centrale du toit, là où le gel est complètement fondu. Dans l’image suivante, vous pouvez observer que la fonte de la neige est exactement aux mêmes endroits! Si la neige fond de manière inconsistante sur un même toit, il y a quelque chose qui cloche.

Source eco habitation

Mise de fonds pour l’achat d’une d’une maison Reer ou Celi

Dans les deux cas, REER et CELI peuvent contenir les mêmes produits financiers. De plus, les retraits peuvent se faire sans incidence fiscale. En 2018 Le CELI permet d’épargner un montant cumulatif de 57 500 $. Pour ce qui est du REER, le RAP (Régime d’accession à la propriété) permet d’y retirer un maximum de 25 000 $ par propriétaire occupant, pourvu que ce retrait se fasse dans le cadre de l’acquisition d’une première propriété, ou qu’aucune autre propriété n’ait été acquise dans les cinq années qui précèdent.

Le REER

Dans le cas d’un RAP, il est obligatoire de rembourser la somme empruntée dans un délai de 15 ans. Toutefois, le fait de cotiser à votre REER vous permet d’économiser l’impôt que normalement vous auriez payé à la fin de l’année d’imposition. Autrement dit, vous reportez cet impôt au moment où vous décaisserez votre REER, c’est-à-dire très probablement à votre retraite.

Le CELI

Le CELI offre beaucoup plus de souplesse. Il est possible d’y retirer davantage que les 25 000 $ permis dans le cas du REER, soit 57 500 $ (plus des rendements) pour les Canadiens qui étaient âgés de 18 ans ou plus en 2009. De plus, le transfert d’argent se fait avec un minimum de paperasse.

Le verdict

Si vous avez déjà un bon montant accumulé à votre REER et que vous prévoyez être en mesure de rembourser les fonds que vous y retirerez, le RAP pourrait être une option à envisager. Cependant, si vous êtes jeunes et que vous commencez à mettre de l’argent de côté, le CELI vous offrira davantage de flexibilité et vous laissera libre d’y retirer ou d’y ajouter le montant que vous souhaitez, pourvu que vous ne dépassiez pas la limite permise.

Enfin, pourquoi ne pas utiliser à la fois le CELI et le RAP ? Cela pourrait vous faciliter la tâche si vous souhaitez verser les 20 % de mise de fonds requis pour éviter de payer l’assurance SCHL.

Conseil

Cotiser à un REER permet de repousser une partie de l’impôt que vous auriez normalement payé à la fin de l’année fiscale. Si vous comptez acheter une propriété qui aura besoin de quelques rénovations, maximisez autant que possible les cotisations à votre REER. Par la suite, vous pourriez utiliser le RAP afin d’acquérir votre propriété tout en économisant sur vos impôts, ce qui vous aidera à financer vos rénovations.

Si vous comptez utiliser le RAP, gardez en tête que les fonds doivent demeurer au moins 90 jours dans votre REER avant de pouvoir les utiliser pour l’achat d’une propriété. De plus, le traitement d’une demande de RAP peut prendre quelques jours. Planifiez donc en conséquence.

Si vous avez de la difficulté à épargner, vous pouvez envisager le RAP comme une méthode d’épargne forcée. Tôt ou tard, il faudra rembourser le montant emprunté à votre REER.

source Tva nouvelle finance

Faire les bonnes rénovations

L’art de maximiser son investissement

On ne regarde pas à la dépense pour personnaliser sa demeure. Mais au moment de la revendre, que récupère-t-on? Forts de plusieurs années d’expérience, trois courtiers immobiliers nous parlent de l’importance de rester en harmonie avec le voisinage et d’éviter les «sur-améliorations».

Lorsque le client entre dans une maison et constate qu’il n’y a pas de travaux à faire avant d’y déposer ses boîtes, il y a un impact positif sur le prix qu’il est prêt à payer. «Les gens qui rénovent et qui réussissent bien, ils font tout pour que l’acheteur ait l’impression d’entrer dans une maison neuve, clés en main. Les rénovations partielles créent davantage un problème, prévient Marc Lefrançois, courtier immobilier chez Royal LePage Tendance. Le client qui achète n’a pas le choix de se dire qu’il y aura des travaux à faire, et c’est là qu’il devient très cartésien.»

«Quand tu vends une maison, tu veux faire rêver, pas calculer.»

Avec le «clés en main», il n’y a pas d’incertitudes, de risque de dépassement de coûts ou autre. Tout est déjà là, prêt à être habité. «Si on vise un résultat sobre et bien fait, ça peut valoir la peine de rénover. La clé, c’est de rester raisonnable dans les projets et les matériaux, puis de se garder des marges de manoeuvre sur le projet pour pouvoir s’ouvrir sur un marché plus large. J’ai souvent vu des clients qui ne peuvent pas revendre tout de suite après les travaux parce qu’ils ont mis trop d’argent», explique le courtier James Morris, de l’Équipe immobilière Bardagi chez Re/Max du Cartier.

Rénover, puis recommencer

Choisir des matériaux qui ne correspondent pas aux attentes d’un futur acheteur peut avoir un impact négatif sur le rendement de l’investissement, surtout lorsqu’il s’agit de maisons situées dans des secteurs haut de gamme. «J’ai un client, en 2015, qui a décidé de refaire sa cuisine. Il a choisi un modèle standard à 12 000 $, dans un magasin à grande surface, donne en exemple M. Lefrançois. Difficile d’aller plus bas que ça. Ça a donné une cuisine relativement propre. Puis on a vendu la propriété.»

Difficile de dire si l’argent a été récupéré, mais si le vendeur croyait avoir fait une bonne affaire en rénovant la cuisine, le nouvel occupant voyait les choses bien différemment. Peu de temps après la vente, l’ancien propriétaire est passé dans la maison pour se rendre compte que l’acheteur était en train de refaire la cuisine. Ce genre de rénovation bon marché avantage rarement la valeur d’une propriété.

Le bon projet, pour le bon quartier

Marc Lefrançois se souvient aussi d’un exemple de rénovation à succès à Mont-Royal: «J’ai vu une maison à paliers multiples achetée 1,2 million, dans laquelle le propriétaire a investi 800 000 $. Au moment de revendre, en offres multiples, on a obtenu 2,7 millions. On a réussi à avoir ce prix-là parce que les choix étaient très judicieux et que le projet s’est fait avec l’aide d’un architecte et d’un designer.» Et comme la clientèle du secteur recherche du haut de gamme, les propriétaires ont misé juste avec un projet d’une telle envergure.

À l’inverse, dans un quartier de jeunes familles, un couple sans enfant qui achète une maison pour transformer le deuxième niveau en une immense chambre de style loft ou qui décide d’aménager un grand cellier à vin au sous-sol pourrait, pour sa part, avoir de la difficulté à récupérer son argent. «À la revente, le client typique du quartier, c’est la famille, affirme M. Lefrançois. Même si c’est très beau, ce sont des rénovations hors normes qui représentent des sous mal investis. Si ce n’est pas très utile ou si ça devient trop niché, c’est difficile de trouver le client qui acceptera d’en payer le prix.»

Sa maison, ses voisins

Au moment d’évaluer la valeur marchande de la propriété, on se base sur les produits comparables dans le même secteur. Ainsi, le propriétaire qui planche sur un projet de rénovation et qui espère du même coup augmenter la valeur de sa maison doit prendre en considération son emplacement.

Michel St-Onge, courtier chez Via Capitale Rive-Nord, donne l’exemple des aménagements extérieurs: «Si la propriété est la seule avec une entrée en asphalte alors que tous les voisins ont des stationnements en pavé uni, elle se vendra moins cher. Mais investir pour des blocs de pavé uni dans un secteur où toutes les maisons ont des entrées asphaltées, ça ne vaut pas la peine. Même chose pour les cuisines extérieures, les piscines creusées ou les spas. Il y a des quartiers où il n’y a pas de demande pour ce genre d’aménagement ou d’installation. Dans ces cas-là, on ne peut pas espérer récupérer son investissement.»

En plus de prendre en compte la clientèle d’un quartier, il faut aussi considérer le prix maximal que le quartier peut absorber: «Si l’investissement dans une cuisine force le dépassement du prix maximum moyen du secteur, même si, de façon générale, on dit que l’on récupère habituellement l’argent d’une nouvelle cuisine, on n’y arrivera pas, prévient M. Lefrançois. Dans ce cas, on le fait pour soi, mais pas pour la revente. D’être la maison la plus chère de la rue, ce n’est jamais très bon.»

Pour que la cuisine rénovée ne soit pas... (Photo Sarah Mongeau-Birkett, archives La Presse) - image 2.0

Pour que la cuisine rénovée ne soit pas démodée dans cinq ans, et ainsi préserver son investissement, on peut faire appel à des professionnels.

PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE

Pour une approche équilibrée

Pour que des rénovations soient payantes, il faut arriver à maximiser le rendement du capital investi. Le bon projet, dans le bon secteur, pour la bonne clientèle. Des professionnels de la rénovation et du design se prononcent.

Lorsque l’on rénove et que l’on souhaite récupérer son argent à la revente, les coûts alloués au projet ne devraient pas, c’est logique, dépasser l’augmentation potentielle de la valeur de la propriété. «Ceux qui dépassent cette limite, ce sont ceux qui ont une perspective à long terme», remarque Éric Sansoucy, copropriétaire du Groupe SP Réno urbaine et ancien chroniqueur habitation à l’émission Libre-service à MAtv.

La jeune famille de professionnels qui achète une maison avec comme plan de l’habiter longtemps dépense et l’aménage dans le but de se faire plaisir, pas pour récupérer l’argent en vendant ou pour faire un profit. À titre d’exemple, l’entrepreneur cite un projet qu’il vient de terminer: un client a dépensé 120 000 $ pour l’aménagement d’une suite des maîtres. «S’il vend demain, c’est certain qu’il ne pourra pas récupérer son argent, mais il l’a fait pour lui», illustre-t-il.

Si, pour s’encourager, des propriétaires estiment avoir fait des choix judicieux en rénovation lorsqu’ils voient la valeur de leur propriété augmenter, il ne faut pas penser à tort que c’est uniquement en raison des travaux. «S’il y a croissance dans le marché, la maison aurait pris de la valeur quand même, avance Éric Sansoucy. Il faut calculer la prise de valeur naturelle et celle avec rénovation pour juger si la rénovation a été rentable.»

Bien entendu, plus rapidement on prévoit mettre en vente la propriété, plus modestes devraient être les améliorations ou rénovations afin de limiter les pertes.

Le «goût du jour»

L’expression est bien connue dans le domaine immobilier: rénové au goût du jour. Mais qu’est-ce que ça signifie réellement ? Pour Marco Brissette, designer certifié par l’Association professionnelle des designers d’intérieur du Québec, c’est quelque chose de très nuancé.

«Ça veut dire que ça a été rénové récemment et… c’est à peu près tout. Le goût du jour pour un est très différent du goût du jour pour un autre. Ça ne veut pas dire que ça conviendra à tout le monde.»

Le goût du jour non seulement varie d’une personne à l’autre, mais varie aussi dans le temps. Alors, comment refaire sa cuisine ou aménager un sous-sol aujourd’hui pour ne pas qu’il soit démodé dans cinq ans?

«Le designer d’expérience est constamment alimenté par les nouveautés en matière de design, de matériaux, de textures, d’objets décoratifs, de finis, etc. Son rôle est de voir dans l’avenir, illustre M. Brissette. La notion de goût du jour, c’est une chose, mais il faut avant tout que la personne soit heureuse, se sente bien dans son environnement et que les travaux soient adaptés aux changements de vie: enfants à venir ou enfants qui quittent la maison, l’idée de transformer en bigénération, travail à la maison envisagé, etc.»

Bien s’entourer

«Ça ne vaut pas la peine de rénover ou d’améliorer avant de vendre, sauf si la personne est aguerrie en construction et en investissement immobilier», croit Marco Brissette, qui fait partie de l’équipe de acdf* architecture, design urbain, intérieur. C’est pourquoi bien s’entourer dans un projet peut aussi augmenter ses chances d’obtenir un bon rendement de son investissement.

L’entrepreneur, le designer ou le courtier immobilier connaissent bien les marchés et sont à même de guider le propriétaire dans son projet lorsqu’il envisage une vente à court ou moyen terme. «Si la personne se donne 15 000 $ pour rénover une cuisine, même si c’est peu, le designer est en mesure de lui dessiner une cuisine avec des modules, qu’il habillera un peu pour qu’au final, on ait l’impression qu’il s’agit d’une cuisine à 25 000 $, assure M. Brissette. Nous sommes des créatifs qui en donnent le plus au client, toujours selon son budget.»

«Si on vise un résultat sobre et bien... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE) - image 3.0

«Si on vise un résultat sobre et bien fait, ça peut valoir la peine de rénover. La clé, c’est de rester raisonnable dans les projets et les matériaux», explique James Morris, courtier chez Re/Max du Cartier.

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Des choix bien ciblés

La déception peut être grande lorsque l’on fait le total des factures de rénovation et d’amélioration de sa propriété et qu’on compare le tout à la valeur marchande que lui donne un évaluateur. Plusieurs variables entrent en ligne de compte pour calculer son rendement de l’investissement.

Même si l’on peut dresser une liste des bons et moins bons investissements dans le cadre de projets de rénovation, Patrick Soullière, membre de l’Ordre des évaluateurs agréés du Québec, insiste sur le fait que toutes les évaluations de valeur marchande sont différentes. «On ne peut pas se baser uniquement sur des chiffres et des formules mathématiques. Il faut considérer l’ensemble. Investir 40 000 $ dans une salle de bains d’une maison de 150 000 $, c’est complètement différent que d’investir le même montant dans une maison de 500 000 $. Mettre des matériaux haut de gamme dans une propriété de premiers acheteurs, ce n’est pas le meilleur choix si l’on souhaite maximiser ses chances de rendement.»

Remplacer ou améliorer?

L’évaluateur poursuit en rappelant que le fait de modifier ou remplacer quelque chose qui est déjà en bon état a habituellement peu d’impact sur la valeur de la propriété: «Quelqu’un qui achète une maison où les armoires de cuisine sont en bonne condition et au goût du jour et qui décide de les changer, ça n’apportera pas beaucoup de valeur à la maison. Par contre, si, à l’achat, les installations sont désuètes et qu’on les remplace par quelque chose de neuf, là, ça peut avoir un impact sur la valeur.»

Quant au choix des matériaux, le luxe n’est pas payant à tout coup. Entre choisir un bois franc à 15 $ le pied carré ou celui à 7 $ le pied carré, l’acheteur moyen qui visitera la propriété n’est pas nécessairement au courant de toutes les qualités de plancher. Bien souvent, il ne verra pas la différence. Pour M. Soullière, la grande question est donc la suivante: «Combien de plus l’acheteur moyen est-il prêt à payer pour un élément donné? C’est ce qui permet de déterminer la réelle valeur contributive d’un projet de rénovation.»

L’Institut canadien des évaluateurs a produit une brochure informative pour tirer le maximum d’un projet de rénovation.

Quel retour sur l’investissement?

Les rénovations de la salle de bains et de la cuisine permettent d’espérer un retour de 75 à 100 % de la valeur investie. Dans le cas de la rénovation d’un sous-sol, l’ajout d’une salle familiale, l’installation d’un foyer, le changement des portes et fenêtres ou la construction d’un garage, on parle plutôt d’un taux de récupération de 50 à 75 %. Quant à eux, la piscine, la clôture et l’aménagement paysager sont des travaux qui n’offrent pas de très bons retours sur le capital investi. Bien entendu, ces chiffres dépendent de l’ampleur des travaux, du type de propriété et du secteur dans laquelle elle se situe.

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Source: Institut canadien des évaluateurs

Accedé a la propriété avec le RAP

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Le RAP est un programme du gouvernement fédéral qui vous permet d’utiliser jusqu’à 25 000 $ non imposables de votre Régime enregistré d’épargne-retraite (REER) pour faire l’acquisition d’une première maison. Par exemple, les conjoints d’un couple pourraient retirer chacun 25 000 $ et ainsi obtenir un montant de 50 000 $.

Pour participer à ce programme, vous devez répondre à certains critères d’admissibilité. Vous devez être considéré un acheteur d’une première habitation et vous devez avoir une entente écrite pour acheter ou construire une habitation admissible. Cette dernière peut être pour vous-même ou pour une personne handicapée qui vous est liée.

Pour pouvoir retirer un montant de votre REER, vous devez être un résident du Canada au moment du retrait. Vous devez également recevoir les retraits au cours de la même année civile. Il est possible de retirer les fonds de plus d’un REER, à condition que vous soyez le rentier de chacun des REER. Attention : vous devrez rembourser les sommes retirées dans le cadre du RAP. Vous avez en général 15 ans pour le faire. Chaque année, vous devrez minimalement rembourser 1/15 du prêt. Vous pouvez aussi choisir de le rembourser plus rapidement.

Pour en savoir plus sur ce programme, consultez le site du gouvernement du Canada. Vous pourriez peut-être faire l’acquisition de votre première propriété plus rapidement que vous ne le pensiez!.

 

Source de centris

Faites inspecter

L’inspection de la propriété constitue un élément clé de votre protection. Si vous comptez faire une promesse d’achat, votre courtier immobilier vous recommandera de faire inspecter l’immeuble en faisant appel à un professionnel ou à un inspecteur en bâtiments qui :

  • détient une assurance responsabilité civile professionnelle (erreurs et omissions);
  • utilise une convention de service d’inspection reconnue;
  • effectue les inspections conformément aux normes de pratique admises;
  • vous remettra un rapport écrit détaillé.

L’OACIQ a conclu des ententes de reconnaissance avec plusieurs organisations d’inspecteurs en bâtiments. Ceci permet aux courtiers d’avoir accès à une liste de spécialistes dont l’expertise est reconnue par leur association.

Pour connaître les principales étapes à franchir avant ou pendant l’acquisition de votre maison et découvrir de nombreux conseils pratiques, consultez le Guide de l’acheteur de l’OACIQ de même que son site oaciq.com.

Source: OACIQ

Soyez organisé dans vos recherches et commentez chaque visite

C’est sûrement l’étape la plus longue, mais aussi la plus importante. Parmi vos priorités, identifiez les caractéristiques qui pourraient faire l’objet d’un compromis et parlez-en à votre courtier, qui coordonnera les visites pour vous. Comme aide-mémoire, servez-vous des documents mis à votre disposition par le courtier, tels la fiche descriptive de la propriété ou le formulaire Déclarations du vendeur sur l’immeuble.

Source: OACIQ

Faites le bilan de vos besoins

Listez bien vos priorités et les aspects de votre future demeure qui vous sont indispensables. Le courtier immobilier est formé pour vous poser les bonnes questions sur des éléments auxquels vous n’auriez peut-être pas pensé : ville ou banlieue? Unifamiliale ou à revenu? Chauffage à l’électricité, au gaz ou au mazout?

Ainsi, vous éviterez de perdre du temps à visiter des maisons qui ne répondent pas à vos exigences.

Source: OACIQ

Faites confiance à un courtier immobilier

L’achat ou la vente d’une propriété requiert de nombreuses compétences et connaissances techniques. C’est pourquoi l’OACIQ vous recommande de faire appel à un professionnel du courtage immobilier. Le courtier vous accompagnera tout au long de votre transaction. Il devra veiller à ce que toutes les opérations requises soient effectuées conformément à la Loi sur le courtage immobilier et aux règlements qui s’y rattachent.

Le courtier immobilier possède les outils et l’expertise afin :

  • de repérer la propriété qui répond à vos besoins;
  • de prendre contact avec le vendeur ou son courtier pour une visite;
  • de rédiger une promesse d’achat en bonne et due forme;
  • de vous représenter lors des négociations; et plus encore.

Bref, le courtier comprend vos besoins et connaît bien le marché immobilier. Il vous apporte son expertise, vous donne des avis éclairés et vous accompagne à toutes les étapes de la transaction.

Source: OACIQ

Connaissez bien vos moyens financiers avant de choisir votre maison

Il est toujours tentant de faire des recherches sur Internet, de regarder les photos pour s’inspirer, de comparer les prix, etc. Mais avant tout, il faut que vous sachiez combien vous pouvez investir pour l’achat de votre maison. Afin de vous aider à déterminer tout ce que vous devez calculer et estimer, l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ) vous invite à consulter la section 2 de son Guide de l’acheteur, disponible sur le site oaciq.com.

Source: OACIQ

Suivre de près son courtier

Vous avez retenu les services d’un courtier immobilier pour vous accompagner dans vos démarches ? Assurez-vous qu’il travaille pour vous! Exigez un rapport hebdomadaire de ses activités en l’interrogeant sur le nombre d’appels reçus et les commentaires qu’auraient pu lui transmettre des visiteurs. Sollicitez ses conseils pour maximiser la valeur de votre propriété et interrogez-le sur sa stratégie de mise en marché. Bref, intéressez-vous à son travail et voyez à ce qu’il garde dans sa mire nos 10 précieux conseils !

Source: OACIQ